Il y a des expériences qu’on ne planifie pas vraiment.
Un peu sur un coup de tête, un peu parce que le moment semble juste.
C’est un peu comme ça que je me suis retrouvée à passer un mois dans un camp de Muay Thaï à Chiang Mai, en Thaïlande.
Ce qui est drôle avec cette expérience, c’est qu’elle est arrivée à un moment très particulier de ma vie.
Je venais de vivre une séparation, et ce camp a finalement marqué le début de mon voyage en Asie en solitaire.
Avec le recul, je crois que je n’aurais pas pu imaginer meilleure transition.
Pendant un mois, ma vie a tourné autour d’une seule chose : l’entraînement.
Et c’est exactement ce dont j’avais besoin.

Une routine simple… mais intense
La routine était très claire.
Entraînement 6 jours sur 7 :
- 6h – 8h : entraînement du matin
- 16h – 19h : entraînement de l’après-midi
Soit environ 30 heures d’entraînement par semaine.
Entre les deux :
- manger
- récupérer
- dormir
- recommencer.
Une vie très simple finalement.
Mais aussi très exigeante.
Une journée type au camp
5h38 – réveil (oui, c’était très précis)
6h – run 5 km
6h30 / 8h – technique / pads / sac
9h – petit déjeuner
10h – récupération / piscine / lecture
12h – sieste
15h – goûter / repas
16h / 19h – entraînement
19h30 – dîner
21h – dormir 😴

Mon petit défi personnel
Dès le premier jour, je me suis lancé un petit défi.
Commencer chaque entraînement du matin par 5 km de course à pied à 6h.
Un warm-up… avant même le warm-up.
Et je dois avouer que je suis assez fière de moi :
je n’ai manqué aucune sortie run pendant tout le mois.
Même les matins où les jambes étaient un peu lourdes.
Ces petites victoires discrètes sont parfois les plus satisfaisantes.


La réalité du Muay Thaï
Évidemment, tout n’est pas aussi glamour qu’on pourrait l’imaginer.
Vers la fin du mois, la fatigue a commencé à se faire sentir.
Il y a même un entraînement de l’après-midi que j’ai complètement loupé.
Pas blessée, pas malade… juste fatiguée et absolument pas motivée.
Et puis il y a les petits souvenirs physiques :
- les jambes lourdes
- les muscles fatigués
- et surtout… les bleus un peu partout sur le corps 🥊😅
Disons que le Muay Thaï laisse parfois quelques souvenirs visibles.
Mais ça fait aussi partie de l’expérience.

Quand le corps aide l’esprit
Avec le recul, je réalise aussi que ce camp est arrivé au bon moment.
Après une séparation, le mental peut vite partir dans tous les sens.
Avoir ce cadre très structuré — des horaires, des entraînements, un objectif physique — m’a permis de rester ancrée dans le présent.
Quand le corps travaille autant, l’esprit a moins de place pour ruminer.
Et je crois que c’est aussi ça que le sport peut apporter :
une façon simple et concrète de retrouver un peu de stabilité intérieure.
L’option “luxe” 🏡
Je dois aussi avouer que j’avais choisi une option plutôt confortable.
Je vivais dans une villa avec piscine juste à côté du camp.
Après plusieurs heures d’entraînement par jour, pouvoir rentrer dans un endroit calme et plonger dans la piscine…
Disons que ça aidait beaucoup à la récupération.
Un bon équilibre entre discipline et confort.

Ce que cette expérience m’a appris
Ce mois de Muay Thaï m’a rappelé quelque chose de très simple :
le corps est souvent une porte d’entrée incroyable pour retrouver de l’équilibre.
Quand on bouge, quand on transpire, quand on s’entraîne, beaucoup de choses deviennent plus claires.
Le mouvement ne transforme pas seulement le corps.
Il transforme aussi l’énergie, l’état d’esprit… et parfois même la façon dont on voit la vie.
Cette vie aux mille vies
Quand je repense à cette période, je me dis souvent que j’ai la chance de vivre plusieurs vies dans une seule.
Un jour je travaille sur un projet digital.
Un autre jour je me forme au massage thaï.
Et à un autre moment, je me retrouve à m’entraîner dans un camp de Muay Thaï en Thaïlande.
Cette vie aux mille vies m’apprend surtout une chose :
parfois, il suffit simplement d’oser essayer.
Et de se laisser surprendre par là où le mouvement peut nous emmener.
